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Author Topic: Sarkozy's call for Europe: Full Text, in French, English + German  (Read 4690 times)
ACM
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« on: May 25, 2014, 01:05:25 AM »

(part A)
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(1) Original text in French ("Le Point"/"Amis de NS")

(2) English Translation ( "EuroFora.net", from the German version, published earlier)

(3) German Translation ("Die Welt")

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(1) Original text in French

(As re-published afterwards by the Association of NS' "Amis", from Newspaper "Le Point", (which hadn't published it in its Free Ediction, neither printed, nor on-line).

Quote
Nicolas Sarkozy : sa tribune sur l'Europe publiée dans Le Point
(../..)
Le magazine Le Point publie aujourd'hui dans son numéro du 22 mai 2014, la tribune de Nicolas Sarkozy dans laquelle le Président s'exprime au sujet de l'Europe. L'intégralité de son plaidoyer est retranscrit ci-contre :
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« D’aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours senti viscéralement français. Longtemps je n’ai même jamais pu imaginer vivre ailleurs. La France a toujours coulé dans mes veines aussi naturellement que mon sang. Avec le temps qui a passé, l’expérience qui est arrivée, les rencontres que j’ai faites, je me suis progressivement ouvert aux réalités du monde et j’ai compris l’importance de l’appartenance au continent européen. Petit à petit, j’ai senti la réalité et la consistance de la Famille Européenne. Je sais maintenant que l’on n’est pas seulement d’un pays, que l’on appartient tout autant à un continent. La France et l’Europe sont indissociables géographiquement, historiquement, culturellement et maintenant politiquement. Nier ceci serait tout simplement se renier. C’est pourquoi je veux parler de l’Europe aux Français qui éprouvent une profonde angoisse quant à leur avenir et celui de notre pays. Je comprends leurs exaspérations et leurs colères, mais il nous faut prendre le temps de la réflexion, et, essayer de nous projeter dans l’avenir.

Aujourd’hui, le débat européen se déroule dans un climat d’indifférence et de sourdes hostilités qui laissent pantois. Or, l’indifférence est suicidaire car en Europe se joue une partie substantielle de notre avenir. Quant à l’hostilité, elle est profondément injuste au regard de ce que l’Union Européenne nous a apporté de décisif avec la paix. Dois-je rappeler qu’en Europe comme partout dans le monde, la paix n’est pas un acquis définitif, c’est un subtil équilibre qu’il faut à tout prix préserver. Notre continent a été de tous les endroits de la planète le lieu où l’on s’est le plus détesté, affronté, détruit, entretué. Nous n’avons réussi à tourner la page de ces siècles d’affrontements entre peuples européens que depuis la création de l’Union Européenne ! soit moins de 60 ans... Rien qu’avec nos voisins allemands, nous nous sommes régulièrement combattus tous les 30 ans et ce, depuis la bagatelle de trois siècles ! Or, nous venons de connaître 70 ans de paix. A ce seul titre, l’Union Européenne devrait être saluée et soutenue de façon vibrante. Je n’ai hélas aucun doute que si l’Union Européenne volait en éclats, les haines séculaires comme les conflits d’intérêts resurgiraient avec une violence redoublée. Je le dis comme je le pense. Vouloir la destruction de l’Europe, c’est mettre en péril la paix sur le continent Européen. Jamais je ne pourrai l’accepter. Jamais je ne pourrai m’y résoudre. Ceux qui proposent ce chemin oublient les leçons de l’Histoire et pourraient nous conduire vers des abîmes que nos grands-parents ont connus et que nous ne voulons plus subir. Cette paix et cette stabilité qu’ignorent l’Afrique, l’Asie ou l’Amérique latine, semblent maintenant naturelles sur notre continent. Or, cette situation est inédite, elle est inespérée et constitue l’exact contraire de ce que fût toute notre histoire séculaire. Les Français doivent l’entendre car c’est la vérité. La paix est le résultat de l’Union des peuples européens tel que l’avaient imaginé en rêve les pères fondateurs de l’Europe. De ce seul point de vue la réussite est exemplaire !

L’Europe de la paix, ce n’est pas une formule creuse, à l’heure où tout le pourtour de l’Union Européenne s’embrase. « Regardez la carte », aurait dit le Général de Gaulle. De l’Afrique du Nord jusqu’à la Syrie, de la Turquie jusqu’à l’Ukraine, tous nos voisins traversent des crises d’une profondeur terrible. Tous ces Etats-Nations, souvent récents, sont soumis à une menace existentielle, l’implosion par les guerres civiles ou l’explosion par la pression des séparatismes. L’Europe a une responsabilité aujourd’hui, contribuer au règlement des crises pour éviter que cet anneau de révolutions ne devienne pour l’Europe une ceinture de dangers incontrôlables : Etats faillis, trafics, terrorisme...

Je vois un autre grand mérite à l’Europe et, tout spécialement dans la période que nous vivons, elle nous protège des dérives idéologiques de nos gouvernants et des majorités qui les soutiennent. Il ne me viendrait pas à l’idée d’assimiler la droite à la lumière et la gauche aux ténèbres comme cela fût fait dans le passé dans le sens inverse. Je pense au début des années 80. Ce serait tellement ridicule. Les vrais clivages d’aujourd’hui sont si peu épuisés par la seule grille de lecture gauche/droite. Mais je veux invoquer « la Raison » si présente dans l’histoire de la Pensée Française. Imaginons tel ou tel de nos responsables d’aujourd’hui libre d’appliquer sans limite son idéologie si fermée aux réalités du monde du 21ème. Et la dérive à laquelle nous assistons serait pire encore. Impôts sans limite, dépenses publiques sans frein ni contrôle, déficits explosés, nivellement généralisé... Heureusement comme nous dépendons des autres en Europe et que les autres dépendent de nous, le pire n’est pas toujours possible... Ainsi, l’Europe peut limiter les dérives les plus caricaturales et encadrer (un peu) les dégâts les plus criants. L’Europe oblige les plus idéologues à accepter un peu de bon sens et de raison.

L’Europe nous protège lorsqu’elle fait le choix du volontarisme. Cette conviction, je l’ai toujours mise au cœur de ma vision de l’Europe. C’est par la volonté seulement que nous pourrons réconcilier ceux qui veulent encore croire à l’Europe et ceux qui n’y croient plus. Les Français, et les autres Européens, ne veulent plus croire : ils veulent voir, ils veulenttoucher. Il est inutile de chercher ailleurs les raisons de la flambée populiste et antieuropéenne.

Alors bien sûr, il y a eu et il y a des contre-sens et des erreurs qui ont été commis par ceux qui font de l’Europe une nouvelle idéologie et qui à nouveau voudraient qu’il y ait les intelligents d’un côté, comprenez les Européens, et les populistes bornés de l’autre, comprenez les souverainistes. Ce clivage est absurde et n’a pas lieu d’être car si l’Europe est pour nous un choix incontournable, il nous faut reconnaître et surtout corriger les graves erreurs qui furent commises au nom d’une pensée unique de plus en plus insupportable aux oreilles d’un nombre de Français chaque jour grandissant. Nous devons profondément refonder notre politique Européenne. C’est une évidence que nul de bonne foi ne devrait pouvoir contester.

C’est justement parce que je crois à l’Europe que je veux qu’elle s’adapte en changeant profondément et en refusant l’immobilisme auquel voudrait la condamner ceux qui, prétendant la défendre, la condamne à n’être qu’une caricature.

Il y a d’abord la grande question de la personnalité de notre pays, de l’âme de la France, de son identité si forte et si particulière. Que l’on ait pu si violemment s’opposer à la candidature à l’Académie Française d’un de nos plus brillants intellectuels au seul motif qu’il y avait dans le titre de son dernier ouvrage le mot identité est à pleurer de bêtise. C’est tout simplement consternant. Et j’affirme que ce n’est pas un paradoxe que de plaider tout à la fois pour l’Europe et pour la défense de notre identité, c’est-à-dire de la spécificité de notre modèle. Le but de l’Europe n’a jamais été que nous nous ressemblions tous, que nous vivions à l’identique, que nous pensions en tout la même chose. Il est que nous soyons capable de coexister, de fraterniser, de défendre nos justes intérêts ensemble face au reste du monde, et, même de promouvoir un modèle de Civilisation Européenne. On ne construira rien sur l’aplatissement du monde. Nous avons besoin de la diversité des langues, des cultures, des pensées. Or, la France a des choses à dire, un message à incarner. L’Europe ne lui demande en rien d’y renoncer. Au contraire, si nous perdons notre identité qu’aurons-nous à partager avec les autres ? Nous devons être Européens et Français ! C’est possible et c’est surtout parfaitement nécessaire et cohérent. Vouloir construire l’Europe contre les spécificités nationales serait l’échec assuré. Nul n’a le droit d’exiger des peuples qu’ils renoncent à être ce qu’ils sont !

Il y a ensuite la question allemande. L’Allemagne n’est pas un choix, n’est pas une alternative, elle est un fait. La géographie et l’histoire nous ont fait voisins. A-t-on jamais connu un pays ayant changé d’adresse ? L’économie a lié nos intérêts de façon décisive. Nous sommes leurs premiers clients. Ils sont nos premiers fournisseurs. La question n’est pas de choisir d’imiter l’Allemagne ou au contraire de la critiquer alors qu’elle réussit en bien des domaines mieux que nous. La seule chose importante est d’organiser les relations avec notre grand voisin de la façon la plus profitable pour eux et pour nous. Aussi, je plaide clairement pour la création d’une grande zone économique franco-allemande cohérente et stable au cœur de la zone euro qui nous permettra d’abord de mieux défendre nos intérêts face à la concurrence allemande en gommant nos handicaps fiscaux et sociaux et qui nous permettra ensuite de prendre le leadership des 18 pays qui composent notre union monétaire. Inspirons- nous de ce qui marche en Allemagne et des réussites de la France. Imposons un équilibre dans nos rapports. Défendons nos lignes rouges. Contrairement à ce que l’on entend si souvent, c’est parce que nous serons proches des Allemands que notre capacité d’influence sur eux sera plus forte et que plus grand sera notre poids en Europe. Qui peut sérieusement imaginer qu’une France isolée serait en mesure de mieux défendre ses intérêts ? Si les deux plus grandes puissances économiques Européennes font le choix de la convergence économique et fiscale, la zone Euro en sera profondément renforcée et la stabilité de notre continent sera assurée.

Il y a aussi la question essentielle des flux migratoires et la nécessité de préserver la liberté de circulation qui est un progrès incontestable pour tous. Que chacun ait le droit de circuler librement en Europe est une chance. Elle est d’autant plus à saluer qu’il y a à peine 25 ans, 80 millions de nos frères Européens étaient condamnés à vivre derrière le mur de la honte. La honte communiste qui, au nom du refus de la propriété individuelle, avait voulu rendre l’Etat propriétaire de tout y compris des hommes, de leurs esprits, de leurs âmes. Cette idéologie mortifère a été mise à bas par le courage de Jean-Paul II, de Lech Walesa, de Vaclav Havel et des peuples eux-mêmes qui se sont révoltés au péril de leur vie contre les oppresseurs. Il ne s’agit donc pas de priver ces peuples de la liberté de circuler après que tant de sang ait été versé pour obtenir ce droit.

Ceci posé, on ne peut continuer à refuser d’affronter calmement, sereinement la question de la politique migratoire européenne. Nous sommes ici devant un échec sans appel. D’abord parce que tant de ceux qui sont accueillis le sont si mal, sans logement, sans emploi, sans revenus, que tout espoir d’intégration leur est interdit. Ensuite parce qu’alors que l’Europe est le continent le plus ouvert du monde, on ne cesse de le culpabiliser de façon caricaturale. Car enfin, qui a construit un mur de barbelés de plusieurs milliers de kilomètres si ce n’est les Etats-Unis avec le Mexique ? Imagine-t-on le tollé qu’il y aurait eu en Europe dans un tel cas de figure ? Séparé de 12 kms par le détroit de Gibraltar avec l’Afrique, le thème de l’immigration zéro est une illusion mensongère. Cependant, nous ne pouvons plus continuer ainsi à faire semblant de croire qu’il est encore possible d’accueillir tous ceux qui le souhaitent. C’est une évidence qu’il faut suspendre immédiatement Schengen I et le remplacer par un Schengen II auquel les pays membres ne pourraient adhérer qu’après avoir préalablement adopté une même politique d’immigration. Ainsi serait-il mis fin au détournement de procédure qui permet à un étranger de pénétrer dans l’espace Schengen, puis une fois cette formalité accomplie de choisir le pays où les prestations sociales sont les plus généreuses. Nous n’avons pas voulu l’Europe pour que soit organisé un dumping social et migratoire au détriment quasi systématique de la France. J’affirme que l’on peut être généreux et bouleversé par les événements de Lampedusa et être dans le même temps suffisamment lucide pour ne pas accepter une absence de contrôle de notre politique migratoire qui nous conduit tout droit à la catastrophe. Si nous ne réagissons pas rapidement dans les années qui viennent, c’est notre pacte social qui va exploser !

Enfin, ayons la franchise de dire que le mythe d’une Europe unique a volé en éclats depuis l’adoption de la monnaie unique par 18 pays sur 28. Non seulement il n’y a plus une Europe mais deux. Et de surcroît ces deux Europes ont aujourd’hui besoin de refonder leurs stratégies dans des directions différentes. Plus d’intégration pour les 18 qui partagent leur souveraineté monétaire ; qui peut croire qu’avec la même monnaie, le même institut d’émission, la solidarité dans la gestion de la dette comme l’a montré la crise grecque, il sera possible de continuer avec des politiques économiques et des niveaux de compétitivité à ce point différent ? Si nous ne corrigeons pas ces différences rapidement, nous allons connaître des soubresauts aux conséquences incalculables.

Dans le même temps, nous devons cesser de croire au mythe de l’égalité des droits et des responsabilités entre tous les pays membres. Ce n’est faire injure ni à Chypre, ni à Malte, ni au Luxembourg que d’affirmer qu’économiquement, leurs poids et leurs responsabilités ne sont pas les mêmes que ceux de la France, de l’Allemagne et de l’Italie pour ne citer que les principaux. Je le dis aux dirigeants Français comme Allemands, le leadership n’est pas un droit, c’est un devoir. C’est à l’Allemagne et à la France d’assumer la plus grande part de la responsabilité dans la conduite du gouvernement économique de la zone euro. Personne ne pourra le faire à leur place. Or, pour des raisons historiques et politiques, l’Allemagne comme la France ne peuvent exercer seules ce leadership. Leur légitimité tient de leur engagement commun. Qu’un des partenaires défaille et c’est tout l’équilibre qui est mis à bas. L’absence de leadership met l’Europe en danger car sans vision, sans cap et sans priorité.

Quant à l’Europe des 28, c’est à elle qu’il reviendra d’assumer les plus grands changements. On voit bien aujourd’hui le véritable état de paralysie dans laquelle elle se trouve.

On imagine ce que serait sa situation si nous n’avions pas arrêté le processus d’intégration à marche forcée de ce grand pays qu’est la Turquie dans notre Union !

Alors que dans le même temps nous courons le risque d’une sortie du Royaume-Uni dans la perspective de son prochain référendum.

 Il nous faut regarder l’Union européenne d’aujourd’hui avec lucidité. Elle ne peut fonctionner à 28 comme elle le faisait à 6, à 9 ou même à 12. Je crois sincèrement qu’il n’y aura pas d’autre alternative que celle qui consistera à diminuer drastiquement l’étendue des compétences communautaires. La situation d’aujourd’hui est à la limite du ridicule et nous condamne à l’impuissance. Nous devons repenser de fond en comble la répartition des compétences de l’Union et des Etats pour gagner en lisibilité et en efficacité. L’Europe a fini par engendrer un labyrinthe administratif avec la Commission et ses services qu’il faut bien occuper. Résultats, des centaines de directives sur les sujets les plus divers et souvent les plus futiles. Il faut aujourd’hui agir de façon drastique en supprimant pas moins de la moitié des actuelles compétences communautaires qui devront demain être assumées par les Etats nationaux et en regroupant les compétences de l’Europe en une petite dizaine de politiques prioritaires et fondatrices : l’industrie, l’agriculture, la concurrence, les négociations commerciales, l’énergie, la recherche...

Faire de la Commission et de son Président les boucs émissaires de ces difficultés ne serait pas juste et je m’y suis pour ma part toujours refusé. Pour autant, la Commission, elle ne devrait plus avoir de compétences législatives puisqu’il y a un Parlement européen, c’est à lui et à lui seul de légiférer. La Commission demeurera un organisme en charge de la mise en œuvre, du contrôle et éventuellement de la sanction. Ce qui représente déjà de bien lourdes responsabilités.

Au-delà des mécanismes, il est urgent de nous redonner un cap. A l’heure où le chômage atteint des niveaux inégalés, à l’heure où l’austérité frappe durement nombre d’Européens, le volontarisme ne serait plus de mise ? Je ne peux le croire et je ne peux l’accepter.

Il y aurait encore tant d’autres choses à dire, de propositions à faire, de perspectives à inventer. Mais il est temps de conclure, alors je veux me concentrer sur l’essentiel. Nulle part dans le monde ailleurs qu’en Europe, on a eu l’intelligence et la sagesse d’inventer un système aussi original et élaboré au service de la paix. Ses dérives doivent être corrigées, mais le projet doit être préservé. C’est rien moins qu’une question de Civilisation. Ne laissons pas détruire ni aujourd’hui ni demain ce trésor ! »

Nicolas SARKOZY, le 22 mai 2014
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« Last Edit: May 25, 2014, 02:44:49 AM by ACM » Logged
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« Reply #1 on: May 25, 2014, 01:11:55 AM »

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(Part B)

(2) English Translation in full.

(Published by "EuroFora" Net", based on the German text, which was the 1st to be published by "Die Welt",  Earlier than all others).

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Quote
Sarkozy on Europe: Urgent to Act +Save Peace. 1st issue =EU Identity. All Legislative Power to MEPs!

Written by ACM
Thursday, 22 May 2014

*Strasbourg/- Curiously, even if it's noted in almost all Media, nevertheless, most of them, exceptionaly ..Skip the Full Text of former French President Nicolas Sarkozy's May 2014 call to Save Peace and Europe, by correcting EU's Errors and by urgently anouncing a Clear Horizon of resolute Advances, spearheaded through its Franco-German core and €uroZone, but chose, on the contrary  to mention unilateraly only 1 or 2 points, while scandalously Hiding to the People all the rest !...


In consequence, given the obviously Crucial Importance of the forthcoming EU Parliament's Elections, "EuroFora" publishes, exceptionaly, (in an English Translation, that we made from the German version of the original Text in French : The only one to be published by "Die Welt" without any obstacles or personal data risks !), ALL Sarkozy's 2014 paper, coming from the only Top EU Politican who had initially got brillantly elected not only by a Large Majority of Voters, but also with a Record-High Participation, by stressing the Vital Need for a "Renaissance" of Europe both before and after his 2007 Election, (See, f.ex., also : http://senas.canalblog.com/archives/2007/07/09/5559336.html ), because all EU Citizens must have a real Chance to be easily Informed, on such Substantial and Topical issues which concern all Society, without any Obstacles or risks.


After resuming its Main points, a Full Text follows Infra  :


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(A) MAIN POINTS :  

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- Whoever wants to Destroy Europe, threatens Peace at  the European Continent. Europeans don't want to Suffer again the Abyssal catastrophes of Conflicts and Wars of its Past History.


- Errors must be Corrected, EU needs Big Changes and ReShape, but Europe's Treasure has to be protected.


 - 1st Big Issue : EU's Identity. Imagine in what worse situation Europe would be now, if I hadn't Stopped a Forced March towards Turkey's entry in the EU...  Shengen Countries must have a Common Migration policy.


- The EU of 28 Member States, should be restricted to certain key-policies. But France and Gerany have a Duty to pioneer for a Strengthened €uroZone Integration, by spearheading with a balanced Fiscal and Social area at its Franco-German Core : Solidarity in Debt management needs Raproschment in Economic Policies and in Competitiveness.


=> All Legislative Power to EU Parliament ! EU Commission should focus on Execution, Checks and maybe Sanctions.


>> Political Leadership is a Duty. Too many People are affected by Unemployment and Austerity. It's Urgent to announce a Clear, Resolute, and Target-oriented Advance.

+  (etc).


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(B) FULL TEXT

(English Version : Comp. Supra).

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Nicolas Sarkozy


 << As far as I can remember, I have always felt French to the core. For a long time, I could not have even imagined living anywhere else. France flowed as naturally in my veins as my own blood.

But over time, with the arising of experience and the meetings that I have been blessed, I have become more and more open to the realities of the world and understand the importance of belonging to the European continent. I gradually felt the reality and the nature of the European family.

I know now that each one of us belongs  not only to  a country but also to a continent. France and Europe are geographically, historically, culturally and politically now inseparable. To deny that would be almost a self-denial. So I want to speak to the French, who feel deep anxiety about their future and the future of our country, about Europe.

I understand your bitterness and anger, but we need  time to Think. . And try to keep an eye to the future.



Climate of dull hostility



The Europe debate takes place today in a climate of indifference and dull hostility which makes one speechless. But indifference is suicidal, because in Europe is decided an essential part of our future. And hostility is deeply unfair, considering that the European Union has brought us Peace, which is something very crucial.

Do I need to remind you that for Peace, in Europe - as well as everywhere else in the world - there isn't any final acquis, but rather a subtle Balance, that must be preserved at all costs? Our continent was, from all regions of the world, the place where some felt the most despised, fought against each other, destroyed and killed each other.
.

To these centuries of confrontation between European Nations, we have succeeded to put an End,  only since the foundation of the European Union! I.e. for less than 60 years. Alone with our German neighbors, we had waged war every 30 years on a regular basis - and this had been going on during at least three centuries! Now, however, there is peace for 70 years.

If only for this reason, the European Union should be strongly appreciated and enthusiastically supported. Unfortunately, I haven't the slightest doubt that; in case of collapse of the European Union, centuries-old hatreds and conflicts of interest, with re-doubled violence, would break out again. I mean what I say.


*** Whoever wants the destruction of Europe, threatens Peace at the European continent. *** I could never accept that. I could never let this happen. Those who suggest this route, forget the lessons of History and would possibly lead into the Abyssal depths that have experienced our grandparents, and that we no longer want to suffer.



Peace seems to be self-evident (a matter of course)



This peace and stability, that Africa, Asia and Latin America don't know, appears on our continent now as a matter of course, (as something which goes without saying). In fact, however, this situation is something new, it is unexpected and the exact opposite of what had shaped our entire history for centuries.

The French must listen to, because it's the truth. Peace is the result of the Unification of European People, as the founding fathers had dreamed. Considered alone, from this perspective, it's an exemplary success!

The Europe of Peace is not just an empty formula,  at a time when Conflicts flare up around the European Union. "Look at the map", General de Gaulle had said. From North Africa to Syria, from Turkey to Ukraine, our neighbors pass through Crises of frightening depth.

All of these - often young - National States are  exposed at an existential threat- of implosion by Civil Wars, or explosion due to the pressure of Separatist aspirations. Europe today has a clear responsibility, it must contribute to a solution of the crisis, in order to prevent that this Ring of revolutions, becomes for Europe a Belt of Uncontrollable Risks: "Failed states", illegal activities, Terrorism ...
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Europe obliges us to reason



Europe has, in my view, another major advantage, particularly at the present time : it protects us from ideological abuses by our Governments and their majorities. I would never think to equate the (political) Right with the Light, and the Left with Darkness, as it happened in the Past, for the other way round (the opposite).

I think at the beginning of the 80s. That would be absolutely ridiculous. The real divisions Today, can be hardly described only with the analytical grid of "left / right" . Rather, I want to appeal to "reason", which has always been present in the French intellectual history.

Imagine if, this or that of our current leaders, had a free hand to fully implement its largely unrealistic ideology, in the realities of the world of the 21st century . The serious mistakes that we are currently experiencing, would be even worse.

Taxes without limits, uncontrolled and unlimited public spending, explosively growing deficits, General Leveling... Thanks to the mutual dependency, between us and the others in Europe, fortunately, the worst is not always possible.

So Europe can limit the absurd excesses, and curb the widely sky-rocketing damage (a little). Europe is also forcing hardcore ideologues, to allow for some reason and common sense.

Europe protects us, when it updates Determination. I have always placed This conviction at the center of my vision of Europe. Only with appropriate determination we will be able to reconcile those who want to believe in Europe, and those who no longer believe in it.

The French, like the other Europeans, do not want, no more, to be satisfied only by Believing - they want something visible and tangible. It's not necessary to search elsewhere for the reasons of the emergence of Populist and anti-European tendencies.

Of course, absurdities and errors have been and are still committed by those who make of Europe a new ideology, and see, on the one side, the smart guys - let's say : the "Europeans" - while, on the other hand, the "Narrow-minded Populists" - will be called : the Souverainistes.

This Split is Absurd and nonsensical. Since Europe is the best choice for us, then, we must Recognize and Rectify (correct) all the serious Mistakes, which were committed, until they became Unbearable for a growing number of French People. We need to profoundly reshape our European policy. This is a clearly an obvious necessity, that no honest man could deny.



Europe must not degenerate into a caricature



Just because I believe in Europe, I would like to see it regain control on itself, by profoundly Changing from the immobility, to which it is  condemned by those who claim to defend Europe, but, in fact, let it degenerate in a mere caricature.

=> At First, there is the Big Question of the Personality of our Country, the Soul of France, its so distinct and unique Identity. The vehement opposition to the admission of one of our most brilliant Intellectuals, to the Académie Française, just because the title of his latest Book includes the word "Identity", is so stupid that brings one to tears. It's simply startling.

And I submit that there is no paradox, to plead for Europe, and at the same time for the preservation of our Identity, in other words :  for special Feature of our Model. It has never been Europe's goal, for us to become all similar, to live in the same way, and to be all in the same Mood.

Instead, the goal is for us to be able to coexist, to fraternize together, to support our fair interests vis a vis the rest of the World, and also to promote a European model of Civilization. Nothing can be build by flattening the World. We need the Diversity of Languages, of Cultures, of Ideas.

Yes, France does have certain things to say, a message to convey. And also Europe doesn't ask France to drop it. On the contrary, if we lose our Identity, what can we then share with others?

We have to be European, and French! This is possible, and, above all, its absolutely necessary and coherent. An attempt to build Europe against the National characteristics, would be doomed to failure from the outset. No one has the right to ask from the People, that they Renounce their own Nature!


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Germany is not an option - it is a fact



Then there is the German issue. Germany is not a choice, it' not an Alternative, but a Fact. The geography and history have made us neighbors. Has anyone ever seen a country to move to a different address? The economy has intertwined our interests in a decisive manner. We are their main customers. They are our main suppliers.

It's not about imitating Germany or criticizing it, whenever it's in many areas more successful than we are. .The only important thing is to make relations with our great neighbor as profitably as possible for both sides.

=> Therefore, I openly plead for the establishment of a large, coherent and stable Franco-German Economic Zone, at the Heart of €uroZone, which will allow us initially, by balancing our Fiscal and Social disadvantages compared to the German competition, to defend our interests better.

Furthermore, it will enableus to take the Lead among 18 countries in our Monetary Union. Let us  be Inspired by what works in Germany, and by the successes of France.

We should ensure a fair Balance in our relations. We should defend our red lines. Contrary to a frequently expressed view, just to be close to the Germans will give us  a stronger influence on them, and our weight in Europe will grow.

Who can seriously believe that an isolated France would be able to better defend its interests?

If Europe's two largest economic powers opt for economic and fiscal convergence, the €urozone will be profoundly strengthened, and the stability of our continent saved.


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The Right to freedom of Movement is a valuable Good



Must also be mentioned the essential Isssues of Migration Flows and the need to preserve the free movement of persons, which is an undeniable progress for all. The fact that in Europe, everyone has the right to move freely, is fortunate.

It's a Good which should be appreciated all the more, as 80 million of our European brothers were doomed, before not even 25 years, to live behind the "Wall of sShame".

A Communist Shame, which wanted, in the name of private property's rejection, to give to the State the Ownership of everything, even of the People, of their Spirit and their Soul.

This destructive ideology was defeated by the courage of John Paul II, of Lech Walesa, Vaclav Havel, and of those People who risked their lives in the Revolt against the Oppressors.

So, it's out of Question to take away from these People the freedom of movement again, after they shed so much blood in order to acquire this right.



The issue of "zero immigration" is an illusion



Nevertheless, you cannot continue to refuse to deal, calmly and objectively, with the issue of European migration policy.

We have here to do with a blatant Failure: First, because so many among our People can be captured under such Bad Conditions, without Home, without a Profession, without an Income, that any Hope to Integration is Denied to them.


On top of that, Europe, although it is the most open continent in the world, is always exposed to caricatural blames. But who has built a several thousand kilometers long barbed-wire Wall, on the border with Mexico, if not the United States?

Imagine in such a case in Europe the breakaway outcry! Europe is separated from Africa only by the twelve-kilometer-wide Strait of Gibraltar - thus the theme of "zero immigration" is a deceitful illusion.

However, we cannot continue to do, as if we believed still possible to take with us all those who wish. It is quite obvious that Schengen I must be immediately suspended, and replaced by a Schengen II, that the Member States could join only after introduction of a uniform immigration policy.

Thus, the abuse of process which allows a foreign national to enter the Schengen area, and then, as soon as this formality is fulfilled, to chose the country with the most generous benefits, would come to an End.

Europe should not serve deliberately - almost always at the expense of France - to organize social and migration Dumping. I contend that you can be thoroughly generous and deeply shaken from the events on Lampedusa  - and the same time sufficiently lucid to reject the lack of control of our migration policy, that leads us straight to disaster.

If we do not respond immediately in the coming years, our social pact is going to explode!

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The Myth of a Single Europe is broken



Finally, we should also be honest enough, to admit that the myth of a single Europe is broken,  since the introduction of the Single Currency by 18 out of 28 States.

There is no longer 1,  but 2 Europes. And, moreover, these two Europes are forced today to shape from scratch their strategies, towards Different directions :

More Integration for the 18, who share their Monetary Sovereignty between them ; for who can seriously believe that it is possible to have, also in the Future, one and same Currency, the same central Bank and Solidarity in the Debt Management - see the crisis in Greece - with such a Different Economic Policy and Competitiveness ?

If we don't Correct the above mentioned differences  immediately, we shall experience Shocks with unpredictable consequences.

At the same time, we must give up the myth of equal rights and equal responsibilities between all Member States.

It is in no way offensive to Cyprus, Malta and Luxembourg, when you realize that their weight and their responsibility in economic terms are not the same as in the case of France, Germany and Italy, to name but a few.
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Leadership is not a Right, it is a Duty



I say this to the Top Officials of France, as well as of Germany: Leadership is not a Right, but a Duty.

Germany and France have to assume most of the responsibility in the management of economic governance in the euro zone. No one can do it in their place.

However, Germany, as well as France, for historical and political reasons, canNot exercice this Leadership role Alone. Its legitimacy stands and falls with their Common commitment.

Once one partner falters, the entire balance is destroyed. The lack of leadership puts Europe at risk, because of the lack of Vision on a clear course and priorities.

The biggest Changes, however, must be made by the Europe of 28.. The real state of Paralysis, in which it finds itself, is now clearly visible.


*** One can easily imagine what the situation of this Europe of 28 would look like, if we hadn't stopped the Forced March-like driven process of integration of the big Turkish State inside the (European) Union !

And at the same time there is the risk of withdrawal of the United Kingdom because of the looming Referendum there. We need a sober and realistic look at the European Union of Today.

You cannot work with 28 Member States, the way it worked with 6, 9 or even 12 Member States. I sincerely believe that there will be no other alternative, but to drastically Restrict the Community competences. ......

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« Last Edit: May 25, 2014, 02:38:04 AM by ACM » Logged
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« Reply #2 on: May 25, 2014, 01:19:48 AM »

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Quote
....  


The current situation condemns us to impotence

The current situation is at the borderline of the Ridiculous, and condemns us to mpotence. We need to rethink from scratch the allocation of Competences of the Union and of the Member States, in order to gain in clarity and efficiency.

Europe, in the course of its development, has produced an Administrative Labyrinth, with the Commission and all its departments, wich, indeed, need to become busy. The result is hundreds of directives on various and often nonsensical topics.

Today, a drastic Intervention is required: Not less than Half of the current Community Competences must be Abolished, and in Future be handled by the individual States, so that Europe's powers can be summarized in less than Ten priority based Policies: Industry, Agriculture, Competition, Trade policy negotiations, Energy, Research ...

Shift the Blame for these problems  to the Commission and the President of the Commission  would not be fair, and, personally, I  have always denied me that.

>>> However, the Commission should have No Legislative powers - after all, we have a European Parliament which should be the only one to be entitled to the legislative authority.

The Commission, for its part, will remain entrusted with the functions of Implementation, Control and eventualy Sanctioning - which already represent a very large responsibility.

Apart from the mechanisms, moreover, a Clear course is Urgently needed. Or, there is no more any Resolute, Target-oriented (purposeful) Advance to announce, in a period where Unemployment reached unprecedented levels, where Austerity Government Policies hit hard many Europeans ? I cannot believe that, nor can I accept it.


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There are still so many things to say, so many suggestions to make, and Perspectives to design.


But it's time to come to a conclusion, and, therefore, I want to focus on the Essentials.


Nowhere else in the World, but in Europe, one had the intelligence and the wisdom to invent such an Original System, designed to serve Peace.


The Mistakes must be Corrected, but the Project in itself, is  to be protected. This is simply a matter of Civilization! We can not allow, today or tomorrow, for this Treasure to be Destroyed!   >>


 

***  

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(3) German Translation

(as published by "Die Welt", on May 22, 2014)



Quote
08:51Nicolas Sarkozy

Mangel an Führung ist eine echte Gefahr für Europa

Die Europa-Debatte findet in einem Klima dumpfer Feindseligkeit statt. Aber das ist nicht die einzige Gefahr, schreibt der französische Ex-Präsident Nicolas Sarkozy in einem Gastbeitrag.
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Nicolas Sarkozy, französischer Staatspräsident von 2007 bis 2012, warnt vor einer Europa-Lethargie

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" Soweit ich zurückdenken kann, habe ich mich immer bis ins Innerste französisch gefühlt. Lange hätte ich mir nicht einmal vorstellen können, anderswo zu leben. Frankreich floss genauso selbstverständlich in meinen Adern wie mein eigenes Blut.

Aber im Laufe der Zeit, mit der sich einstellenden Erfahrung und den Begegnungen, die mir zuteil wurden, habe ich mich mehr und mehr den Realitäten der Welt geöffnet und die Bedeutung, der Zugehörigkeit zum europäischen Kontinent begriffen. Ich habe allmählich die Realität und die Beschaffenheit der Europäischen Familie gespürt.

Ich weiß jetzt, dass man nicht nur einem Land, sondern ebenso sehr auch zu einem Kontinent gehört. Frankreich und Europa sind geografisch, historisch, kulturell und jetzt auch politisch voneinander untrennbar. Das zu leugnen wäre ganz einfach Selbstverleugnung. Deshalb möchte ich zu den Franzosen, die hinsichtlich ihrer Zukunft und der Zukunft unseres Landes tiefe Angst empfinden, über Europa sprechen.

Ich verstehe ihre Verbitterung und ihre Wut, aber wir müssen uns die Zeit zum Nachdenken nehmen. Und versuchen, den Blick in die Zukunft zu richten.

Klima von dumpfer Feindseligkeit

Die Europa-Debatte findet heute in einem Klima von Gleichgültigkeit und dumpfer Feindseligkeit statt, welches einem die Sprache verschlägt. Doch Gleichgültigkeit ist selbstmörderisch, denn in Europa entscheidet sich ein wesentlicher Teil unserer Zukunft. Und Feindseligkeit ist zutiefst ungerecht, wenn man bedenkt, dass die Europäische Union uns mit dem Frieden etwas ganz Entscheidendes gebracht hat.

Muss ich daran erinnern, dass Frieden in Europa - wie auch sonst überall in der Welt - keine endgültige Errungenschaft ist, sondern ein subtiles Gleichgewicht, das es um jeden Preis zu bewahren gilt? Unser Kontinent war von allen Weltregionen der Ort, wo man sich am meisten verachtet, miteinander gekämpft, sich zerstört und gegenseitig umgebracht hat.

Diesen Jahrhunderten der Konfrontation zwischen europäischen Völkern ein Ende zu setzen ist uns erst seit der Gründung der Europäischen Union gelungen! Also seit weniger als 60 Jahren. Allein mit unseren deutschen Nachbarn haben wir uns regelmäßig alle 30 Jahre bekriegt – und das seit immerhin drei Jahrhunderten! Jetzt herrscht hingegen seit 70 Jahren Frieden.

Schon allein aus diesem Grund sollte die Europäische Union nachdrücklich gewürdigt und begeistert unterstützt werden. Ich habe leider nicht den geringsten Zweifel, dass im Falle eines Zusammenbruchs der Europäischen Union jahrhundertealter Hass und Interessenkonflikte mit doppelter Gewalt wieder aufbrechen würden. Ich meine, was ich sage.

Wer die Zerschlagung Europas will, gefährdet den Frieden auf dem europäischen Kontinent. Dies könnte ich niemals akzeptieren. Niemals könnte ich dies geschehen lassen. Diejenigen, die diesen Weg vorschlagen, vergessen die Lehren der Geschichte und würden uns möglicherweise in Abgründe führen, die unsere Großeltern erlebt haben und die wir nicht mehr erleiden wollen.

Der Friede erscheint als selbstverständlich

Dieser Frieden und diese Stabilität, die Afrika, Asien und Lateinamerika nicht kennen, erscheinen auf unserem Kontinent inzwischen wie selbstverständlich. In Wirklichkeit ist diese Situation jedoch etwas ganz Neues, sie ist unverhofft und das genaue Gegenteil dessen, was jahrhundertelang unsere gesamte Geschichte prägte.

Die Franzosen müssen dem Gehör schenken, denn es ist die Wahrheit. Der Frieden ist das Ergebnis der Einigung der europäischen Völker, wie die Gründerväter Europas es sich erträumt hatten. Allein aus dieser Warte betrachtet handelt es sich um einen beispielhaften Erfolg!

Das Europa des Friedens ist gerade in einer Zeit, wo rund um die Europäische Union herum Konflikte aufflammen, keine hohle Formel. "Schauen Sie sich die Landkarte an", hätte General de Gaulle gesagt. Von Nordafrika bis Syrien, von der Türkei bis zur Ukraine durchqueren unsere Nachbarn Krisen von erschreckender Tiefe.

Alle diese – oft noch jungen – Nationalstaaten sind einer existenziellen Bedrohung ausgesetzt – der Implosion durch Bürgerkriege oder der Explosion durch den Druck separatistischer Bestrebungen. Europa hat heute eine klare Verantwortung, es muss zur Lösung der Krisen beitragen, um zu verhindern, dass dieser Ring von Revolutionen für Europa zu einem Gürtel unkontrollierbarer Gefahren wird: "gescheiterte Staaten", illegale Machenschaften, Terrorismus...

Europa zwingt uns zur Vernunft

Europa hat meines Erachtens einen weiteren großen Vorteil, ganz besonders in der heutigen Zeit: es schützt uns vor ideologischen Auswüchsen unserer Regierenden und der sie unterstützenden Mehrheiten. Ich käme niemals auf den Gedanken, die Rechte mit dem Licht und die Linke mit der Finsternis gleichzusetzen, wie dies umgekehrt in der Vergangenheit passiert ist.

Ich denke an den Beginn der 80er-Jahre. Das wäre absolut lächerlich. Die wirklichen Spaltungen von heute lassen sich allein mit dem Interpretationsraster links/rechts kaum beschreiben. Vielmehr möchte ich an "die Vernunft" appellieren, die in der französischen Geistesgeschichte stets sehr präsent gewesen ist.

Man stelle sich vor, dieser oder jener unserer Verantwortlichen von heute habe freie Hand zur uneingeschränkten Umsetzung seiner für die Gegebenheiten der Welt des 21. Jahrhunderts weitgehend unzugänglichen Ideologie. Die gravierenden Fehlentwicklungen, die wir derzeit erleben, wären dann noch schlimmer.

Steuern ohne Grenzen, ungebremste und unkontrollierte öffentliche Ausgaben, explosionsartig steigende Defizite, allgemeine Nivellierung…Dank der gegenseitigen Abhängigkeit zwischen uns und den anderen in Europa ist das Schlimmste zum Glück nicht immer möglich.

So kann Europa die absurdesten Auswüchse begrenzen und die am meisten zum Himmel schreienden Schäden (ein wenig) eindämmen. Europa zwingt auch eingefleischte Ideologen, ein wenig Vernunft und gesunden Menschenverstand zuzulassen.

Europa schützt uns, wenn es zielstrebige Entschlossenheit an den Tag legt. Diese Überzeugung habe ich stets in den Mittelpunkt meiner Vision von Europa gestellt. Nur mit entsprechender Entschlossenheit werden wir in der Lage sein, diejenigen, die weiter an Europa glauben wollen, und diejenigen, die nicht mehr daran glauben, zu versöhnen.

Die Franzosen wie auch die anderen Europäer wollen sich nicht mehr mit dem Glauben begnügen – sie wünschen sich etwas sicht- und greifbares. Nirgendwo anders braucht man die Gründe für das Aufflammen populistischer und antieuropäischer Tendenzen zu suchen.

Natürlich wurden und werden Widersinnigkeiten und Fehler begangen von Seiten jener, die Europa zu einer neuen Ideologie machen und die gerne auf der einen Seite die Intelligenten – will heißen: die "Europäer" – sehen, auf der anderen Seite die "bornierten Populisten" – will heißen: die Souveränisten.

Diese Aufspaltung ist absurd und unsinnig. Denn Europa ist für uns zwar die beste Wahl, doch müssen wir die gravierenden Fehler, die im Namen eines in den Ohren einer täglich wachsenden Zahl von Franzosen immer unerträglicheren Einheitsdenkens begangen wurden, erkennen und vor allem korrigieren. Wir müssen unsere Europapolitik tiefgreifend neu gestalten. Dies ist eine klar auf der Hand liegende Notwendigkeit, die normalerweise kein ehrlicher Mensch bestreiten kann.

Europa darf nicht zur Karikatur verkommen

Gerade weil ich an Europa glaube, wünsche ich mir, dass es sich anpasst, indem es sich tiefgreifend verändert und den Immobilismus von sich weist, zu dem es jene verurteilen wollen, die vorgeben, Europa zu verteidigen, es in Wirklichkeit jedoch zur bloßen Karikatur verkommen lassen.

Da ist zunächst die große Frage der Persönlichkeit unseres Landes, der Seele Frankreichs, seiner so ausgeprägten und besonderen Identität. Der vehemente Widerstand gegen die Bewerbung eines unserer brillantesten Intellektuellen um die Aufnahme in die Académie Française, nur weil der Titel seines neuesten Werks das Wort Identität enthält, ist so dumm, dass einem die Tränen kommen. Es ist schlichtweg bestürzend.

Und ich behaupte, dass es kein Paradox ist, für Europa und gleichzeitig für die Bewahrung unserer Identität, mit anderen Worten: der Besonderheit unseres Modells zu plädieren. Es ist niemals das Ziel Europas gewesen, dass wir uns alle ähneln, dass wir alle in der gleichen Art und Weise leben und in allem einer Meinung sind.

Das Ziel ist vielmehr, dass wir fähig sind, zu koexistieren, uns zu verbrüdern, dem Rest der Welt gegenüber gemeinsam unsere gerechten Interessen zu vertreten und auch für ein europäisches Zivilisationsmodell zu werben. Auf eine Abflachung der Welt wird sich nichts aufbauen lassen. Wir brauchen die Vielfalt der Sprachen, der Kulturen, des Denkens.

Ja, Frankreich hat durchaus Dinge zu sagen, eine Botschaft zu verkörpern. Und Europa verlangt auch gar nicht von Frankreich, dies aufzugeben. Im Gegenteil: Wenn wir unsere Identität verlieren, was können wir dann noch mit den anderen teilen?

Wir müssen Europäer und Franzosen sein! Das ist möglich, und vor allem ist es absolut notwendig und kohärent. Europa gegen die nationalen Besonderheiten errichten zu wollen wäre von vornherein zum Scheitern verurteilt. Niemand hat das Recht, von den Völkern zu verlangen, dass sie auf ihr eigenes Wesen verzichten!

Deutschland ist keine Alternative - es ist eine Tatsache

Dann ist da die deutsche Frage. Deutschland ist keine Wahl, es ist keine Alternative, sondern eine Tatsache. Die Geografie und die Geschichte haben uns zu Nachbarn gemacht. Hat man jemals ein Land gesehen, das sich eine andere Adresse zulegt? Die Wirtschaft hat unsere Interessen in entscheidender Weise miteinander verflochten. Wir sind ihre wichtigsten Kunden. Sie sind unsere wichtigsten Lieferanten.

Es geht nicht darum, Deutschland nachzuahmen oder zu kritisieren, wenn es in vielen Bereichen erfolgreicher ist als wir. Das einzig Wichtige ist, die Beziehungen zu unserem großen Nachbarn möglichst gewinnbringend beide Seiten zu gestalten.

Daher plädiere ich unumwunden für die Einrichtung einer großen, kohärenten und stabilen deutsch-französischen Wirtschaftszone im Herzen der Eurozone, die es uns zunächst ermöglichen wird, durch den Ausgleich unserer steuerlichen und sozialen Nachteile unsere Interessen gegenüber der deutschen Konkurrenz besser zu verteidigen.

Des Weiteren wird sie es uns ermöglichen, unter den 18 Ländern unserer Währungsunion die Führung einzunehmen. Lassen wir uns doch von dem, was in Deutschland funktioniert, und von den Erfolgen Frankreichs inspirieren.

Wir sollten ein Gleichgewicht in unseren Beziehungen durchsetzen. Wir sollten unsere roten Linien verteidigen. Im Gegensatz zu einer häufig geäußerten Auffassung wird gerade die Nähe zu den Deutschen uns die Fähigkeit verschaffen, einen stärkeren Einfluss auf sie zu nehmen, und unser Gewicht in Europa wird sich vergrößern.

Wer kann denn ernsthaft meinen, ein isoliertes Frankreich wäre in der Lage, besser für seine Interessen einzutreten?

Wenn die beiden größten europäischen Wirtschaftsmächte sich für wirtschaftliche und steuerliche Konvergenz entscheiden, wird die Eurozone dadurch tiefgreifend gestärkt und die Stabilität unseres Kontinents gesichert werden.

Das Recht auf Bewegungsfreiheit ist ein hohen Gut

Ebenfalls zu nennen sind die essentiellen Fragen der Migrationsströme und die Notwendigkeit, den freien Personenverkehr zu bewahren, der für alle einen unbestreitbaren Fortschritt darstellt. Dass in Europa jeder das Recht hat, sich frei zu bewegen, ist ein Glück.

Ein Glück, das es umso mehr zu würdigen gilt, als noch vor nicht einmal 25 Jahren 80 Millionen unserer europäischen Brüder dazu verdammt waren, hinter der Mauer der Schande zu leben.

Der kommunistischen Schande, die im Namen der Ablehnung von privatem Eigentum den Staat zum Eigentümer von allem, einschließlich der Menschen, ihres Geistes und ihrer Seele, machen wollte.

Diese zerstörerische Ideologie wurde bezwungen durch den Mut von Johannes Paul II., von Lech Walesa, von Vaclav Havel und den Völkern selbst, die sich unter Einsatz ihres Lebens gegen die Unterdrücker auflehnten.

Es kann also nicht darum gehen, diesen Völkern nach so viel Blutvergießen zur Erlangung dieses Rechts die Bewegungsfreiheit wieder wegzunehmen.

Das Thema "Null Immigration" ist eine Illusion

Gleichwohl kann man es jedoch nicht weiterhin ablehnen, sich in aller Ruhe und Sachlichkeit mit der Frage der europäischen Migrationspolitik auseinanderzusetzen.

Wir haben es hier mit einem klaren Versagen zu tun: Zum einen, weil so viele der bei uns aufgenommenen Menschen unter derart schlechten Bedingungen aufgenommen werden, ohne Wohnung, ohne Beschäftigung, ohne Einkommen, dass ihnen jegliche Hoffnung auf Integration verwehrt bleibt.

Hinzu kommt, dass Europa, obwohl es der offenste Kontinent der Welt ist, immer wieder karikaturhaften Schuldzuweisungen ausgesetzt ist. Doch wer hat eine mehrere Tausend Kilometer lange stacheldrahtbesetzte Mauer an der Grenze zu Mexiko errichtet, wenn nicht die Vereinigten Staaten?

Man stelle sich den in einem solchen Fall in Europa losbrechenden Aufschrei der Empörung vor! Europa ist nur durch die zwölf Kilometer breite Straße von Gibraltar von Afrika getrennt – somit ist das Thema "Null Immigration" eine lügnerische Illusion.

Wir können jedoch nicht weiter so tun, als meinten wir, es sei nach wie vor möglich, alle, die dies wünschen, bei uns aufzunehmen. Es ist ganz offensichtlich, dass Schengen I unverzüglich ausgesetzt und durch ein Schengen II ersetzt werden muss, dem die Mitgliedstaaten erst nach vorheriger Einführung einer einheitlichen Immigrationspolitik beitreten könnten.

Auf diese Weise würde dem Verfahrensmissbrauch, der es einem Ausländer ermöglicht, in den Schengen-Raum zu gelangen und sich dann, sobald diese Formalie erfüllt ist, für das Land mit den großzügigsten Sozialleistungen zu entscheiden, ein Ende bereitet.

Das von uns gewollte Europa sollte nicht dazu dienen, ein – fast immer zu Lasten Frankreichs gehendes – Sozial- und Migrationsdumping zu organisieren. Ich behaupte, dass man durchaus großzügig und von dem Geschehen auf Lampedusa zutiefst erschüttert sein kann – und gleichzeitig ausreichend klar bei Verstand, um die fehlende Kontrolle unserer Migrationspolitik abzulehnen, die uns geradewegs in die Katastrophe führt.

Wenn wir nicht in den kommenden Jahren umgehend reagieren, wird unser Sozialpakt explodieren!

Der Mythos eines einzigen Europas ist zerbrochen

Schließlich und endlich sollten wir auch so ehrlich sein zuzugeben, dass der Mythos eines einzigen Europas seit der Einführung der einheitlichen Währung durch 18 von 28 Staaten zerbrochen ist.

Es gibt nicht mehr eines, sondern zwei Europas. Und diese beiden Europas sind darüber hinaus heute gezwungen, ihre Strategien in unterschiedlichen Richtungen von Grund auf neu zu gestalten.

Mehr Integration für die 18, die ihre Währungshoheit miteinander teilen; denn wer kann allen Ernstes glauben, dass es mit ein und derselben Währung, derselben Zentralbank und Solidarität im Schuldenmanagement – siehe Griechenland-Krise – möglich ist, auch in Zukunft eine derart unterschiedliche Wirtschaftspolitik und Wettbewerbsfähigkeit zu haben?

Wenn wir besagte Unterschiede nicht umgehend korrigieren, werden wir Erschütterungen mit unberechenbaren Folgen erleben. Gleichzeitig müssen wir den Mythos gleicher Rechte und gleicher Verantwortung zwischen allen Mitgliedstaaten aufgeben.

Es ist keinesfalls beleidigend gegenüber Zypern, Malta oder Luxemburg, wenn man feststellt, dass ihr Gewicht und ihre Verantwortung wirtschaftlich gesehen nicht die gleichen sind wie im Falle von Frankreich, Deutschland und Italien, um nur die wichtigsten zu nennen.

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« Reply #3 on: May 25, 2014, 01:20:22 AM »

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(Part C)


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Führung ist kein Recht, es ist eine Pflicht

Ich sage dies den Spitzenvertretern Frankreichs wie auch Deutschlands: Leadership ist kein Recht, sondern eine Pflicht.

Deutschland und Frankreich haben bei der Führung der Wirtschaftsregierung in der Eurozone den größten Teil der Verantwortung zu übernehmen. Das kann niemand an ihrer Stelle tun.

Allerdings können Deutschland wie auch Frankreich aus historischen und politischen Gründen diese Führungsrolle nicht alleine ausüben. Ihre Legitimität steht und fällt mit ihrem gemeinsamen Engagement.

Sobald einer der Partner ins Wanken gerät, wird das gesamte Gleichgewicht zerstört. Das Fehlen von Leadership bringt Europa in Gefahr, da es an Vision, an einem klaren Kurs und an Prioritäten fehlt.

Die größten Veränderungen jedoch muss das Europa der 28 vollziehen. Der wahrhaftige Lähmungszustand, in dem es sich befindet, ist heute gut erkennbar.

Man kann sich unschwer vorstellen, wie die Situation dieses Europas der 28 aussehen würde, wenn wir den gewaltmarschartig betriebenen Prozess der Integration des Flächenstaates Türkei in die Union nicht gestoppt hätten!

Und gleichzeitig gibt es das Risiko eines Ausscheidens des Vereinigten Königreichs wegen des dort bevorstehenden Referendums. Wir müssen die Europäische Union von heute nüchtern und realistisch betrachten.

Sie kann mit 28 Mitgliedstaaten nicht so funktionieren, wie sie mit 6, 9 oder selbst mit 12 Mitgliedstaaten funktionierte. Ich bin aufrichtig der Meinung, dass es keine andere Alternative geben wird, als die gemeinschaftlichen Kompetenzen drastisch einzuSchränken.

Die aktuelle Situation verdammt uns zur Ohnmacht

Die aktuelle Situation ist an der Grenze zum Lächerlichen und verdammt uns zur Ohnmacht. Wir müssen die Kompetenzverteilung der Union und der Einzelstaaten komplett neu überdenken, um an Überschaubarkeit und Effizienz zu gewinnen.

Europa hat im Zuge seiner Entwicklung ein administratives Labyrinth hervorgebracht, mit der Kommission und all ihren Dienststellen, die ja beschäftigt werden müssen. Das Ergebnis sind Hunderte von Richtlinien zu den verschiedensten und oft unsinnigsten Themen.

Es ist heute ein drastisches Einschreiten gefordert: Nicht weniger als die Hälfte der aktuellen Gemeinschaftskompetenzen müssen abgeschafft und künftig von den Einzelstaaten wahrgenommen, die Kompetenzen Europas in nicht einmal zehn vorrangige Basis-Politikbereiche zusammengefasst werden: Industrie, Landwirtschaft, Wettbewerb, handelspolitische Verhandlungen, Energie, Forschung…

Der Kommission und dem Kommissionspräsidenten die Schuld für diese Schwierigkeiten zuzuschieben wäre nicht gerecht, und ich persönlich habe mich dem immer verweigert.

Allerdings sollte die Kommission keine Gesetzgebungskompetenzen mehr haben – schließlich haben wir ein Europäisches Parlament, ihm allein sollte die gesetzgeberische Befugnis zustehen.

Die Kommission ihrerseits wird mit den Funktionen Umsetzung, Kontrolle und eventuell auch Sanktionierung beauftragt bleiben – was ohnehin schon eine sehr umfangreiche Verantwortung darstellt.

Abgesehen von den Mechanismen ist dringend wieder ein klarer Kurs vonnöten. Oder ist in einer Zeit, wo die Arbeitslosigkeit noch nie dagewesene Werte erreicht, wo die Sparpolitik der Regierungen vielen Europäern hart zusetzt, ein entschlossenes, zielstrebiges Vorgehen etwa nicht mehr angesagt? Das kann ich nicht glauben, und ebenso wenig kann ich es akzeptieren.

Es gäbe noch so viele Dinge zu sagen, so viele Vorschläge zu machen und Perspektiven zu entwerfen. Doch es ist Zeit, zum Schluss zu kommen, daher will ich mich auf das Wesentliche konzentrieren.

Nirgendwo sonst auf der Welt als in Europa hat man die Intelligenz und die Klugheit besessen, ein so originelles und im Dienste des Friedens konzipiertes System zu erfinden.

Die Fehlentwicklungen müssen korrigiert werden, aber das Projekt als solches gilt es zu bewahren. Dies ist schlichtweg eine Zivilisationsfrage! Wir dürfen weder heute noch morgen zulassen, dass dieser Schatz zerstört wird! "


Nicolas Sarkozy ist der ehemalige Staatspräsident der Französischen Republik 

« Last Edit: May 25, 2014, 01:27:32 AM by ACM » Logged
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